La solution pour l’hygiène aux frontières de la RDC passe par l’évaluation externe

Kinshasa, 03 mars 2018 (ACP).- L’organisation de l’évaluation interne assorti d’un plan national pour améliorer des capacités minimales requises en termes des ressources humaines sanitaires, équipements et infrastructures pourra remédier aux problèmes liés à l’hygiène aux frontières, a déclaré samedi à l’ACP le directeur du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF), Mavila, dans le cadre des activités de son institution à la frontière entre la RDC et la République de l’Angola.

La RDC, a-t-il dit, est non seulement confrontée aux problèmes de faibles capacités minimales requises en termes des ressources humaines sanitaires, équipements et infrastructures non conformes, mais est encore pays non évalué par l’extérieur traduit par l’absence d’un plan sur la sécurité sanitaire mondiale en vue d’une bonne mise en œuvre du Règlement sanitaire international (RSI).

Le Dr. Mavila a proposé du point de vue externe, pour la mise en œuvre commune du RSI, de désigner une commission mixte RDC-Angola-Congo en vue de la mise en place d’un cadre de concertation qui va élaborer un protocole d’accord, ou un mémorandum d’accord transfrontaliers en faveur de ces trois pays voisins en matière d’urgences de santé pour une concertation permanente des trois pays avec un plan régional de sécurité sanitaire régionale de travail commun aux niveaux des frontières. Les ministres congolais de la Santé, Oly Ilunga Kalenga et celui de l’Angola, Silvia Paula Lutucuta, ont signé respectivement le 28 février 2018 à Kinshasa le mémorandum de collaboration médicale entre les deux pays.

Les problèmes  externes  ou liés avec les activités sanitaires transfrontalières avec la RDC sont nombreux, notamment les faibles réalisations des activités transfrontalières conjointes, l’absence d’un plan de communication régional permettant les échanges des données, des malades, des restes humains, des informations permanentes en lien avec la sécurité sanitaire et l’inexistence d’une cartographie commune des risques.

La RDC partage avec l’Angola une longue frontière à travers cinq provinces, à savoir le Kasaï, le Kasaï central, le Kwango, et le Kongo central, tandis que du côté de l’Angola, quatre provinces font frontière avec la RDC, à savoir avec Uije, Lunda North, Do Zaire et Cabinda.

La RDC partage également avec la République du Congo, une longue frontière à travers quatre provinces avec portes d’entrées lesquelles sont dotées des services du PNHF. Ces provinces sont notamment Kwilu, Kinshasa, Equateur et Kongo central.

Mise œuvre du Règlement international sanitaire

Le directeur du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF), le Dr Mavila a révélé que dans le cadre de la mise œuvre du Règlement international sanitaire (RSI 2005), la RDC s’est engagée à développer des capacités de détection et de riposte pour les événements de santé publique.

A ce stade, a-t-il ajouté, la RDC dispose de ces capacités à des degrés variables lui permettant de faire régulièrement face aux événements de santé publique importants, notamment les fièvres hémorragiques virales, le choléra, la fièvre jaune et le rougeole.

Pour y arriver, le directeur du PNHF a signalé que la RDC s’est assigné les objectifs suivants, assurer la surveillance épidémiologique et biologique, renforcer les mesures de contrôle de l’infection dans les formations sanitaires, aux frontières et les mesures d’hygiène individuelle et communautaire, détecter précocement l’importation ou la survenue des cas des maladies à portée internationale aux frontières et riposter rapidement à l’épidémie et organiser la prise en charge clinique et psycho-sociale des victimes.

Le PNHF est un service spécialisé du ministère de la Santé qui a pour mission d’assurer le contrôle sanitaire aux frontières de la RDC conformément au RSI 2005, aux accords, aux conventions internationales et à la législation nationale. ACP/BSG/FNB/Kgd