L’OIM continue de gérer la santé aux frontières tandis que l’épidémie d’Ebola est officiellement terminée en République démocratique du Congo

Democratic Republic of the Congo – Après 42 jours sans enregistrer de nouveau cas d’Ebola, les autorités sanitaires congolaises ont officiellement déclaré la fin de la dernière épidémie d’Ebola qui a tué quatre des huit personnes infectées dans les forêts isolées du nord-est du Congo.

Bien que cette dernière épidémie, la huitième à sévir dans le pays depuis la découverte du virus Ebola en 1976, soit aujourd’hui terminée, la Mission de l’OIM en RDC entend poursuivre ses activités visant à former les responsables de la santé aux frontières et ses activités de surveillance et de localisation le long des principaux couloirs migratoires.

« Il est essentiel de poursuivre ce travail visant à renforcer la capacité de nos partenaires de santé congolais à s’intéresser à la dimension migratoire de toute menace épidémique future, y compris des plus récentes épidémies d’Ebola et de fièvre jaune », a déclaré Aki Yoshino, spécialiste de la santé publique à l’OIM.

A ce jour, le Programme de migration et santé de l’OIM en RDC a permis de réaliser tout un éventail d’activités financées par le Japon en partenariat avec le Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF) et avec des partenaires sanitaires internationaux clés comme l’OMS.

Parmi ces activités figurent le déploiement d’équipes de réponse à Ebola du PNHF dans la province de Bas Uele, où les premiers cas d’Ebola ont été identifiés, et le long des quatre principaux points d’entrée à la frontière avec la République centrafricaine voisine. D’autres responsables de la santé aux frontières congolais ont été déployés à Kisangani, troisième plus grande ville du Congo, et à l’aéroport international de Kinshasa.

Avant leur déploiement, tous les responsables de la santé aux frontières ont été formés et équipés d’outils de collecte de données mobiles. Dans le cadre de ce programme, des équipes de recenseurs travaillant au sein de 12 sites de collecte de données ont également été formées pour mener à bien des exercices de localisation qui ont ensuite été validés par les autorités sanitaires locales et les partenaires.

« La localisation des principaux itinéraires et couloirs de migration est essentielle pour contenir les épidémies », a déclaré Aki Yoshino. « Les cartes qui ont été établies à ce jour permettront une réponse rapide et ciblée aux frontières dans le cas où le virus Ebola réapparaîtrait dans la province de Bas Uele. »

Les études réalisées ont permis d’identifier les sites d’entrée prioritaires le long des frontières avec la République centrafricaine et dans les provinces orientales qui jouxtent l’Ouganda.

L’exercice a également permis d’identifier des sites de mines artisanaux qui attirent un grand nombre de travailleurs migrants de diverses régions du pays et d’autres pays lointains comme la Chine et l’Inde. Il a également révélé que les motos et les vélos étaient les moyens de transport les plus courants, suggérant la nécessité de sensibiliser les populations aux moyens de contenir les futures épidémies.